Dérèglement climatique

Dérèglement climatique : Le rapport alarmant du GIEC

Nous sommes déjà conscients que le réchauffement climatique pourrait engendrer des dommages considérables. Cependant un rapport du GIEC expose des prévisions très inquiétantes, et cela à l’horizon 2050.

Le GIEC, qu’est-ce que c’est ?

G.I.E.C = Groupe d’Experts Intergouvernemental sur L’Évolution du Climat

Ce groupe a été créé en 1988 par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme pour l’Environnement des Nations Unies (PNUE). Ses recherches sont basées sur 3 axes :

  • Les aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat
  • La vulnérabilité aux changements climatiques des systèmes socio-économiques et naturels, et les possibilités d’adaptations.
  • Le suivi des émissions de gaz à effets de serre, et les solutions pour les réduire ou minimiser de toute autres manières les changements climatiques.

Pourquoi on en parle ?

Le projet d’un futur rapport du GIEC à été dévoilé par l’AFP (Agence France-Presse) mercredi 23 juin. Un texte alarmant, largement relayé, qui prédit une accélération des dérèglements climatiques et souligne les impacts à court terme. Toutefois la publication de ce document à été condamnée par les auteurs et de nombreux scientifiques qui reprochent la divulgation d’une “version très préliminaire et partielle” du rapport prévu pour février 2022. 

Que dit ce rapport ? 

Une situation climatique alarmante 

Globalement, les résultats des recherches du GIEC sont bien plus inquiétants que les précédents. Les conséquences du réchauffement climatique sont revues à la hausse, en estimant qu’une augmentation de 1,5°C par rapport aux températures de l’ère pré-industrielle sera déjà désastreuse et mènera à des effets irréversibles: les accords de Paris avaient, eux, fixé le seuil maximum à 2°C. 

Même à 1,5°C certains organismes, tels que les récifs coralliens ne pourront certainement pas s’adapter. La hausse des températures menace particulièrement les espèces vivant en Arctique, où celle-ci est trois fois supérieure à la moyenne. Les points de non retours sont surtout craints par les auteurs: une augmentation de 2°C ou plus entraînerait la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique de l’Ouest qui pourrait selon eux faire basculer la situation climatique à un niveau irréversible.

Le rapport prédit aussi un accroissement des pertes dans la production alimentaire, qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche, et dont la principale cause sera les aléas climatiques. Les niveaux actuels d’adaptation sont jugés insuffisants. D’ici 10 ans, 130 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté. Dans les villes, entre 300 et 400 millions d’habitants feront face à des pénuries d’eau.

Certains espaces géographiques sont désignés comme fortement exposés à de futures catastrophes météorologiques : la Chine centrale, l’Asie du sud-est ou encore l’est du Brésil,  et plus généralement toutes les zones côtières.

Selon les chercheurs, énormément de défis de différentes sortes sont à relever. Il nous faut à la fois limiter notre impact, mais aussi anticiper ces futures conséquences afin d’améliorer notre capacité d’adaptation.

Des mesures drastiques comme solution

Les auteurs du rapport sont clairs sur le sujet: « Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement ». Ainsi, malgré des conclusions qui nous semblent inéluctables, les chercheurs insistent sur la possibilité de perspectives plus positives. De plus en plus de scientifiques s’intéressent à ces enjeux et trouvent des solutions plus durables. Les comportements individuels et collectifs sont aussi au cœur du changement, c’est pourquoi il faut continuer à persévérer dans nos efforts et ne pas se laisser submerger par la peur et le fatalisme que peuvent engendrer ce genre d’informations.

Que faut-il en retenir ?

Les perspectives sont certes pessimistes : elles devraient donc nous conforter dans la nécessité de réagir. Cependant, les chercheurs insistent sur le fait qu’il est encore temps de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique mais aussi d’anticiper les conséquences inévitables afin de s’y préparer. Il faut continuer à agir dans le sens du développement durable, à l’échelle individuelle et collective, puisque nos choix peuvent réellement avoir un impact sur notre futur et celui des générations à venir.

Sources
https://www.marianne.net/societe/ecologie/des-scientifiques-condamnent-la-fuite-dun-brouillon-de-rapport-du-giec-par-lafp
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alerte-le-giec_6085284_3244.html
https://www.ecologie.gouv.fr/comprendre-giec
https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/changement-climatique-les-5-chiffres-fous-du-dernier-rapport-du-giec-1326135

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